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BIOGRAPHIE DU RÉALISATEUR
Sylvain L'Espérance

Sylvain L'Espérance
Né à Montréal en 1961, Sylvain L’Espérance a étudié les arts visuels et le cinéma. Depuis 25 ans, il a parcouru un chemin qui l’a conduit du Québec au Mali jusqu’en Grèce, réalisant une dizaine de films qui allient cinéma direct et recherche expérimentale dans une exploration poétique du réel. La place qu’occupent dans notre monde l’étranger et les communautés marginalisées est au cœur des préoccupations de chacun de ses films. Migrants, ouvriers, artisans, navigateurs, pêcheurs, bergers, chômeurs, sans-abri, ce sont les gens du peuple qui y parlent et s’y mettent en scène. Par le biais du théâtre de rue, du chant et de la poésie qu’ils pratiquent, ses films révèlent une parole politique et libre habitée par une force brute et indomptable.

Sélectionnés et primés dans les festivals de documentaire majeurs, les films de L’Espérance connaissent aujourd’hui un rayonnement international. Intérieurs du delta a reçu le Prix de la meilleure réalisation au Festival dei Popoli de Florence (2010) et Sur le Rivage du monde le Grand Prix de la compétition internationale au DOK.fest de Munich (2013).

FILMOGRAPHIE

Bamako temps suspendu
documentaire / 2014 / Québec / 30 minutes
« Deux ans après Sur le rivage du monde (RIDM 2012), où il filmait le quotidien d'exilés à Bamako, Sylvain L'Espérance revient dans cette ville qu'il connaît bien pour nous offrir une parenthèse enchantée - à l'image du titre qu'il a choisi. Si l'art était un exutoire dans son précédent film, la musique est ici filmée aussi simplement qu'une respiration. Dans une arrière-cour, entourés de quelques auditeurs indifférents, un flûtiste chanteur et un guitariste s'échangent des notes. L'un regarde hors champ, un enfant crie au loin : la vie continue, mais à l'écran le temps semble s'être arrêté. Sorte de gros plan sur un détail dans l’œuvre du cinéaste, ce moyen métrage vous laissera une impression de sérénité, et vous vous surprendrez sûrement à chantonner l'une de ses mélodies... »
- La Presse, novembre 2014

Sur le rivage du monde (Standing on the Edge of the World)
documentaire / 2012 / Québec / 105 minutes

Grand Prix, Compétition internationale, DOK.fest (Munich, Allemagne), 2013

Compétition officielle, Rencontres internationales du documentaire de Montréal (Montréal, Canada), 2012
Sélection officielle, Milano Film Festival, (Milan, Italie), 2013
Sélection officielle, Rencontres cinématographiques de Hergla, (Hergla, Tunisie), 2013
Après de multiples tentatives pour gagner l’Europe, César, Félou et Érik se retrouvent aujourd’hui à Bamako, déroutés, incertains, mais tentant malgré tout de s’inventer des manières de rêver encore. Amih, quant à elle, comme beaucoup d’autres jeunes femmes africaines, essaie avec une résolution inébranlable d’échapper à l’avenir qu’on lui avait tracé.

Intérieurs du delta (Into the Delta)
documentaire / 2009 / Québec / 76 minutes

Prix de la meilleure réalisation, Festival dei Popoli (Florence, Italie), 2010

Compétition officielle, Visions du Réel (Nyon, Suisse), 2010
Compétition officielle, Rencontres internationales du documentaire de Montréal (Montréal, Canada), 2010

Compétition officielle, Festival Filmer le travail (Poitiers, France), 2011
Sélection officielle, DOK.fest (Munich, Allemagne), 2010
La vie d’une famille de pêcheurs du delta intérieur du fleuve Niger au Mali est bouleversée par les effets de la mondialisation : la hausse du prix du pétrole et des denrées de base, la crise de la pêche et les changements climatiques. Le film est traversé par un questionnement sur les liens de transmission entre les générations, par le rapport à l’histoire et à la mémoire présent dans cette région où persistent les traces du commencement des choses.

Un fleuve humain (The River where we live)
documentaire / 2006 / Québec / 92 minutes

Mention spéciale, Prix caméra-stylo, Rencontres internationales du documentaire de Montréal (Montréal, Canada), 2006
Finaliste, Prix Jutra du meilleur documentaire québécois, 2006

Finaliste, Prix du meilleur long métrage québécois de l’Association 
québécoise des critiques de cinéma, 2006

Compétition officielle, Cinéma du réel (Paris, France), 2007

Compétition officielle, DOK.fest (Munich, Allemagne
), 2007
Compétition officielle, Hot Docs (Toronto, Canada), 2007
Compétition officielle, Brooklyn International Film Festival (New York, États-Unis), 2007
Compétition officielle, Festival dei Popoli (Florence, Italie), 2007

Compétition officielle, International Documentary Festival Jihlava (Jihlava, République tchèque), 2007
Sélection officielle, Yogyakarta Documentary Film Festival-FFD (Yogyakarta, Indonésie), 2007
Le delta intérieur du fleuve Niger est une vaste région habitée par un million de personnes. Une organisation sociale, politique et communautaire unique s’est constituée sur ce territoire, donnant un sens profond au fait de vivre ensemble, en relation avec le mouvement du fleuve. Le delta abrite une vie multiforme, contradictoire et complémentaire, urbaine et rurale, moderne et traditionnelle. Depuis 30 ans cependant, les périodes de sécheresse prolongées et le manque de pluie ont fragilisé tous les aspects de la vie du fleuve. Les riverains tentent de s’adapter du mieux qu’ils peuvent à ces changements tandis que l’équilibre du fleuve se redéfinit en fonction de la nouvelle réalité climatique.

La main invisible (The Invisible Hand)
documentaire / 2002 / Québec / 75 minutes

Prix du meilleur documentaire canadien, Vues d’Afrique (Montréal, Canada), 2003

Compétition officielle, Cinéma du réel (Paris, France), 2003
Compétition officielle, Hot Docs (Toronto, Canada), 2003
Sélection officielle, Rencontres internationales du documentaire de Montréal (Montréal, Canada), 2002
Sélection officielle, États généraux du film documentaire de Lussas (Lussas, France), 2004
Le film suit le processus de la production de l’aluminium, de l’extraction de la bauxite en Guinée jusqu’aux entrepôts des usines d’Alcan au Québec. En chemin on fait la connaissance des ferblantiers, des bijoutiers, des teinturiers, des ébénistes qui fabriquent des instruments de musique, mais aussi une troupe de danseurs qui rêvent de se produire à l’étranger.

La main invisible propose une réflexion sur l’homme et la matière, l’espace et le temps, le travail, l’art et l’artisanat.

Le temps qu'il fait
documentaire / 1997 / Québec / 66 minutes

Compétition officielle, Visions du réel (Nyon, Suisse), 1997
Sélection officielle, Festival international du nouveau cinéma de Montréal (Montréal, Canada), 1997
Nestor, Leï, Pierette, Mohamed, Hafida, Marius, Marc, Galina, Genady, Mike et Lala : chacun pose un regard sur le chemin où la vie l’a entraîné. Le film se présente comme une mosaïque de récits où s’entremêlent les espoirs, les rêves, les inquiétudes et les déceptions face au présent et à l’avenir de ces gens ordinaires qu’on dit faire partie de la majorité silencieuse.

En contrepoint, de ces nouveaux paysages que sont les centres financiers, les espaces industriels abandonnés et les terrains en friche, nous parvient l’écho du discours des économistes et des politiciens qui enjoignent l’humanité à prendre le grand train de la nouvelle économie. Indifférents au mot d’ordre de ces maîtres du monde, les hommes et les femmes du film opposent une résistance tranquille par leur attachement à un métier qui les fait vivre. Peu à peu se dessine une image du monde où la rupture entre la logique de l’économie et le mouvement de la vie est totale. Une rupture à l’image du temps présent.

Les printemps incertains (Shadows of Spring)
documentaire / 1992 / Québec / 52 minutes

Diffusions Radio-Canada, CTV
Les printemps incertains propose une méditation sur le dépérissement des quartiers industriels du sud-ouest de Montréal et sur ce qui s’y joue : transformation du tissu industriel, destruction des relations sociales, projet de modernisation urbaine étrangère aux habitants. Des résidents et travailleurs racontent l’histoire tragique de leur dépossession. De l’immigration des Irlandais au XIXe siècle jusqu’au déclin de Pointe- Saint-Charles, en passant par les expropriations qui ont eu lieu dans le Griffintown et la destruction du Village-aux-Oies, un portrait du XXe siècle nous apparaît par lequel on voit comment le développement urbain s’est fait contre les habitants du quartier.

« Avec beaucoup de simplicité, Sylvain L’Espérance réussit quelque chose de rare dans Les Printemps incertains : parler de mémoire sans être nostalgique, montrer des quartiers défavorisés sans être misérabiliste et parler d’injustice sociale sans se prendre pour Robin des Bois. Le réalisateur laisse parler ses images, comme s’il fabriquait des archives pour un futur qui a déjà la mémoire courte. »
- Éric Fourlanty, Voir, avril 1992


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